L’objection
« L’économie LFI fera fuir les capitaux, le RN sera plus stable. »
Une boussole pragmatique
Si un parti menaçait réellement les intérêts des plus riches, on s’attendrait à ce qu’ils l’attaquent. Si un autre parti les protège, on s’attendrait à ce qu’ils l’épargnent voire le soutiennent. Examinons.
Qui attaque LFI dans les médias ?
Les principaux groupes de presse français sont détenus par un nombre restreint de milliardaires (Bolloré, Arnault, Dassault, Niel, Pinault) [À VÉRIFIER cartographie Acrimed / Reporters sans frontières]. Ces groupes consacrent un volume éditorial important à la critique de LFI.
Qui n’attaque pas le RN avec la même intensité ?
Comparativement, le traitement médiatique du RN par les mêmes groupes est mesurablement différent en volume et en tonalité [À VÉRIFIER études Acrimed]. Plusieurs grandes fortunes françaises ont publiquement déclaré ne pas voir le RN comme une menace pour leurs intérêts économiques [À VÉRIFIER déclarations sourcées].
L’effet boussole
L’asymétrie de traitement médiatique fonctionne comme un signal : les partis menaçants pour l’ordre économique établi sont attaqués, ceux qui ne le sont pas sont tolérés voire promus. Ce critère ne dit pas tout d’un parti, mais il dit quelque chose.
Le programme économique
LFI : ISF, taxation des superprofits, salaire maximum, conditionnalité écologique des aides publiques aux grandes entreprises. RN : pas de remise en cause de la structure de propriété ni de la fiscalité du capital [À VÉRIFIER programme officiel mesure par mesure].