L’objection
« Si les médias attaquent LFI, c’est qu’il y a quand même quelque chose. »
L’argument circulaire
Cet argument suppose que les médias dominants sont neutres. Examinons cette hypothèse à partir de données objectivables.
1. Concentration capitalistique
Les principaux groupes de presse français sont détenus par un nombre restreint de milliardaires (Bolloré, Arnault, Dassault, Niel, Pinault) [À VÉRIFIER cartographie Reporters sans frontières / Acrimed]. Cette concentration est documentée par les autorités publiques (Arcom, Autorité de la concurrence) et par les ONG spécialisées.
2. Mesures de l’asymétrie
Plusieurs études quantitatives existent sur le temps de parole, la tonalité éditoriale et le volume de critiques par parti [À VÉRIFIER études Acrimed, INA, Arcom]. Les résultats convergent : le traitement médiatique de LFI est plus négatif en volume et en tonalité que celui d’autres partis, RN compris dans plusieurs périodes.
3. Pourquoi cette asymétrie ?
Le programme LFI menace directement les intérêts patrimoniaux des détenteurs de capital, dont les détenteurs des médias. Le programme RN ne menace pas la structure de propriété. Cette différence d’intérêt explique la différence de traitement, sans qu’il soit nécessaire de supposer une coordination active.
Le test du retournement
Si demain les milliardaires propriétaires de médias se mettaient à attaquer Bernard Arnault avec la même intensité, on en déduirait probablement qu’il les menace. Le critère « si tel acteur t’attaque de manière disproportionnée, c’est probablement qu’il a quelque chose à perdre » est valable.
Sources
Arcom, Autorité de la concurrence, Reporters sans frontières, Acrimed, INA. Pas de citation de presse dans cette fiche : sources institutionnelles uniquement.