Le mot « extrême gauche »
En science politique, « extrême gauche » désigne traditionnellement les partis qui prônent la rupture avec le capitalisme et les institutions de la Vᵉ République : trotskystes (LO, NPA), anarchistes, communistes révolutionnaires.
Le programme LFI
L’Avenir en commun propose : SMIC à 1 600 €, retraite à 60 ans, planification écologique, VIᵉ République, taxation des hauts patrimoines. Aucune nationalisation des moyens de production, aucune sortie du capitalisme, aucune sortie de l’UE. C’est un programme de social-démocratie radicale.
Comparaison historique : PS Mitterrand 1981
Le programme du Parti socialiste en 1981 prévoyait : nationalisation de tout le secteur bancaire, nationalisations industrielles massives, abolition de la peine de mort, semaine de 35 heures, retraite à 60 ans. Personne ne classait alors le PS à « l’extrême gauche ».
Pourquoi le glissement sémantique ?
Le centre de gravité du débat public a glissé à droite depuis quarante ans. Ce qui était centriste-gauche (Mitterrand, Rocard) est désormais étiqueté « radical » ; ce qui était social-démocrate est désormais étiqueté « extrême gauche ». Le programme n’a pas bougé à gauche : c’est l’étiquette qui s’est déplacée.
Les politologues
Plusieurs politologues français ont publié sur cette question [À VÉRIFIER : Clément Viktorovitch, Pierre Rosanvallon, etc.]. Leurs analyses convergent sur le constat d’un classement médiatique abusif.
Sources
Programme officiel LFI ; programme officiel PS 1981 (110 propositions) ; analyses politologiques [À VÉRIFIER].