L’objection
« Au final, je crois que je préfère encore voter Macron — c’est le moindre mal. »
Le piège cognitif du moindre mal
L’argument du « moindre mal » suppose que le statu quo est stable. Or les politiques en place pèsent sur les conditions matérielles du présent et du futur. Examinons le bilan factuel de dix années (2017-2027) à partir de sources institutionnelles publiques.
Pouvoir d’achat
Évolution du pouvoir d’achat moyen et médian sur la période [À VÉRIFIER INSEE]. Indicateur clé : le pouvoir d’achat des classes moyennes inférieures et des bas revenus.
Santé publique
Nombre de lits hospitaliers fermés, délais d’attente, déserts médicaux [À VÉRIFIER DREES, Cour des comptes].
Éducation
Effectifs enseignants, taux d’encadrement, classement PISA [À VÉRIFIER DEPP, OCDE].
Climat
Trajectoire des émissions par rapport aux objectifs SNBC (Stratégie nationale bas-carbone) [À VÉRIFIER Haut Conseil pour le Climat].
Inégalités
Évolution du coefficient de Gini, part des 1 % les plus riches dans le revenu national [À VÉRIFIER World Inequality Lab].
Démocratie
Nombre de recours au 49.3, dissolutions, lois sécuritaires adoptées, niveau de défiance institutionnelle [À VÉRIFIER baromètre CEVIPOF].
Lecture
Le « moindre mal » n’est moindre que par rapport à un point de comparaison choisi. Sur la plupart des indicateurs objectifs ci-dessus, les dix années écoulées montrent une dégradation [tableau à compléter avec sources]. Le statu quo n’est pas neutre.
Sources
INSEE, DREES, OFCE, Cour des comptes, Haut Conseil pour le Climat, World Inequality Lab, CEVIPOF.